
Dans ses murs en 2009
Ils n’étaient que deux salariés en janvier 2005, les voici 82 aujourd’hui. L’effectif des experts et techniciens de l’Agence Ferroviaire Européenne continue de croître. Installée dans un immeuble loué à la CCIV, elle devrait compter une centaine de fonctionnaires européens fin 2007. C’est à cette époque que le "chantier de construction des bureaux définitifs de l’Agence s’ouvrira pour une mise à disposition", souligne Marcel Verslype, directeur de l’AFE, en 2009. Ce service européen et… Valenciennois devrait alors être à son effectif complet, environ 130 personnes. Les spécifications du futur siège de l’AFE sont en cours de définition. Ce sera un immeuble hautement sécurisé abritant notamment une banque de données de première importance pour la gestion des réseaux européens, le registre des véhicules ferroviaires. Celui-ci enregistrera la future "carte grise" identifiant chacun des véhicules sur rail roulant en Europe, soit plus de deux millions de matériel de traction, voitures et wagons de marchandises. Cette banque de données sera un outil au service à la fois de la future normalisation européenne de la sécurité des matériels roulants et de la gestion de l’exploitation liée aux avancées de la géolocalisation par satellite.
L’Agence a pour mission de travailler à l’interopérabilité des matériels pour faciliter leur circulation en Europe. Les équipements et véhicules sont concernés mais cela passe aussi, notamment, par l’harmonisation des qualifications professionnelles qui aujourd’hui dépendent des compagnies et par la création d’un système européen de certification des ateliers de maintenance. Le domaine de la sécurité est du ressort de l’Agence. Avec l’ouverture des marchés nationaux (le fret puis les voyageurs), l’Agence a la charge d’en faciliter l’accès en gommant les normes nationales en faveur d’une approche commune de la sécurité.
Autre domaine clef du travail de l’Agence, la mise au point des conditions d’application du Système européen de gestion de trafic ferroviaire, l’ERTMS, qui permettra aux trains de parcourir des lignes européennes en n’embarquant qu’un unique système de contrôle commande alors qu’actuellement il y en a plus de onze en service en Europe. Ce système est déjà appliqué sur les lignes à grande vitesse.